jeudi 16 janvier 2020

DE L’ART DU RITUEL à La Maison du Soin …





Nos vies sont empreintes de rituels de toutes sortes… Le rituel est un moment de passage, d’un état à un autre. De façon ancestrale, il nous relie au passé et nous projette dans l’avenir.

Personnellement, j’ai déjà vécu beaucoup de rituels initiatiques, la danse du feu dans le chamanisme, la marche sur le feu, la hutte de sudation, l’initiation au mantra d’Amma et du Dalai Lama, et d’autres encore… Ces rituels m’ont fait passer des caps dans ma vie, m’ont donné une vision du monde plus élargie et une capacité à voir le monde autrement. Ils m’ont également enseigné que l’on démarre petit, ignorant, et que l’on grandit progressivement au fur et à mesure du rituel, sur la connaissance de soi et de l’endroit où l’on se trouve par rapport à celle-ci. Et qu’en même temps, au final, avec ou sans rituel, on apprend chaque jour et tout au long de son existence. La vie est ainsi faite… Le rituel est un outil d’intégration.

Qu’est-ce qu’un rituel ?


Nous avons tous nos rituels, individuels ou collectifs, qui sont plus ou moins espacés dans le temps et dans l’espace.

Ces rituels sont constitués par des rites, c’est-à-dire un ensemble de règles immuables, fixant le déroulement d’une cérémonie, qu’elle soit publique, donc exotérique ou secrète voir discrète, donc ésotérique.

En ce qui concerne les rituels individuels, il nous suffit de penser à nos habitudes tels que la méditation, la prière, la réflexion ou à des habitudes moins spirituelles tels que l’heure systématique de la pause-café, de la douche et de l’horaire du train…

Ces rituels ont la particularité de nous permettre de nous rassurer et de nous plonger dans notre moi intérieur pour établir un bilan. Ce bilan est simplement un point de repère quotidien sur notre équilibre familial, notre situation émotionnelle, notre performance au travail ou sur notre état corporel.

D’autres rites règlent notre vie sociale. Pour ceux-ci nous avons besoin de la participation des autres. En effet, et bien que cela soit possible, on imagine mal un anniversaire ou un réveillon en “ solitaire ”, un mariage, un enterrement, et ceux-ci aussi sont des moments de passage mais en groupe.
Les rituels individuels sont espacés dans le temps en fonction de nos besoins et les rituels collectifs en fonction des règles bien établies par le groupe. En conséquence ils peuvent être quotidiens, hebdomadaires, mensuels, annuels etc.

A quoi servent donc ces rituels, quel en est le sens ?


Dans tous ces rituels, l’individu ne serait-il pas au service de lui-même ou du groupe ? Ou de la personne avec qui il partage le rituel ? Le groupe peut établir des règles qui sont justes pour tous les membres du groupe, (accords de groupe en communication non violente par exemple, en début de session), et chaque membre doit s’y référer. Si chaque membre se réfère aux règles du groupe, ce membre est en harmonie avec ce groupe. L’individu peut aussi établir des règles pour lui-même, qui sont justes pour lui et s’y tenir de la même façon (en état de méditation par exemple).

C’est une boucle simple et efficace, en effet “ il suffit de suivre les flèches ” pour soi-même ou avec les autres.

On pourrait donc considérer que le rituel est un point de repère, un processus qui vise à sécuriser, ainsi qu’un véhicule initiatique qui nous conduit sur le chemin de la recherche d’une vérité, et qui ancre la chose vécue dans la mémoire collective ou individuelle.

Ce peut être un outil avec lequel chaque personne peut travailler intuitivement, au moyen de ses cinq sens, ceci dans le but d’éveiller et de développer sa conscience individuelle et celle des autres, comme dans le rituel du massage et du soin énergétique.

Le rituel nous incite à l’état de partage, nous permettant ainsi de nous éveiller à une évolution permanente de l’esprit et du cœur. C’est un lien entre le visible et l’invisible, un lien Universel entre le Microcosme (l’Homme) et le Macrocosme (l’Univers).

Tous les soins de La Maison du Soin sont des rituels. Ils tirent leur puissance d'un aspect spiritualisé, d'un accueil de l'autre, homme ou femme dans leur entièreté, par le toucher, ainsi que d'une communion dans le souffle et de la présence authentique et ancrée du thérapeute dans le soin. Un rituel, une méditation, pour aboutir à un changement, d’état ou de vision du monde.

Ces rituels éveillent les sens et invitent à lâcher-prise. Ils peuvent favoriser également l'émergence d'émotions et sensations en augmentant le niveau de conscience. Ils peuvent amener à une expansion de conscience et à un état intérieur transformé. Une véritable sensation d'unité, de reconnexion ... un retour à soi, un retour à l’essentiel.

Laure Fontaine
Un retour à soi…

jeudi 19 décembre 2019

Aimer, c'est apprendre à écouter la différence de l'autre. L'amour…



"Aimer, c'est apprendre à écouter la différence de l'autre. L'amour est une écoute qui retentit en soi. Alors s'ouvre la réception de don de l'autre, de sa manière autre d'aimer. Nous serons toujours différents, mais quand tu sais écouter l'autre différent de toi, tu fais entrer en toi une vision qui n'est pas la tienne. L'autre, tu ne le change pas, mais ta vision, oui tu peux la changer."

Sœur Emmanuelle

En ces temps de troubles, de fin d’année, mais aussi de fin d’un cycle de 20 ans, recentrons-nous sur nos cœurs, même si la définition de l’amour n’est pas si simple à définir justement…
Peut-être, que finalement l’amour ne se définit pas, mais simplement se ressent, sans mots, juste dans le ressenti d’une énergie qui peut se nicher au centre de notre poitrine ou dans tout notre corps, et ainsi s’étendre bien au-delà de nous-même… Ressentons cette énergie, juste là. Plus nous vibrerons l’amour, plus nous vivrons l’amour, c’est ma croyance aujourd’hui.

Avec toute l’équipe de la maison du soin, je vous souhaite de vivre cette fin d’année dans l’amour de vous-même et des autres, pour mettre un peu de douceur et de lumière sur cette humanité si chahutée. 

Cela commence par soi…

Laure Fontaine
Un retour à soi…


mardi 19 novembre 2019

Faire son deuil et avancer…



Je viens juste de perdre ma grand-mère paternelle, qui m'était très chère. Dans sa 100ème année ! Elle m'a appris énormément de choses sur la spiritualité et la vie, elle était très croyante et c'est aussi grâce à elle si je suis ce que je suis. Je ressens énormément de gratitude envers elle et mon grand-père et je mesure aujourd'hui combien la cohésion de la famille est importante pour moi.
J'ai aussi un grand besoin de prendre le temps pour honorer mes ancêtres, en en passant par des rituels. C’est très personnel, et je mesure combien cela est important pour moi.
« Oh ! Elle a eu une belle et longue vie... C'est aussi ça la vie... elle était très âgée... » me direz-vous ! Certes, et tous ces mots réconfortants me touchent et me font du bien. Il n'en reste pas moins que j'ai un deuil à faire... Le deuil de la personne d’une part, de l'histoire que j'ai vécu avec elle, et de ce que j'aurais encore pu faire avec elle d’autre part.

Dans la vie, nous devons toujours faire le deuil de quelque chose, c'est-à-dire le deuil de quelque chose qui s'est passé ou que l'on a vécu. Nous ne pouvons pas faire le deuil de "rien". Pour toute chose qui nous arrive, bonne ou mauvaise, il faut accepter qu'elle soit terminée.
Le deuil est un mécanisme de survie. Nous devons faire des milliers de deuils successifs.

Les étapes du deuil 

Le concept est très populaire, c’est souvent l’une des seules choses, que l’on connaît à propos du deuil. Mais tout le monde ne parle pas des mêmes étapes, phases ou stades. Selon les auteurs et les modèles théoriques choisis, le nombre d’étapes peut varier de trois à sept ! 
Le modèle le plus connu est, sans doute, celui d’Elisabeth Kübler-Ross, une psychiatre pionnière dans le mouvement des soins palliatifs. En 1969, elle décrit pour la première fois, un processus psychologique qui passe par 5 étapes différentes.

Cependant, représenter le deuil en une succession d’étapes peut laisser croire qu’il s’agit d’un processus linéaire où l’on passe inévitablement par l’étape 1 puis l’étape 2, 3 et ainsi de suite. C’est une idée fausse que combattent les auteurs mêmes de ce modèle (Elisabeth Kübler-Ross & David Kessler), dès l’introduction de leur ouvrage “Sur le chagrin et le deuil(On grief and grieving : finding the meaning of grief through the five stages of loss, 2005), avec David Kessler, trad. Joëlle Touati, Éditions Jean-Claude Lattès, 2009):


« Depuis que nous avons présenté ces cinq phases du deuil, il y a trente ans, leur définition a évolué, car ces notions ont parfois été mal comprises. Jamais il n’a été question de diviser l’évolution d’un processus complexe en paliers clairement distincts les uns des autres. […] Tout le monde ne passe pas forcément par ces cinq étapes et les réactions ne suivent pas toujours le même ordre. »


Elisabeth Kübler-Ross & David Kessler

En effet, comment réduire un processus aussi complexe et singulier, fait d’allers-retours et de mouvements contradictoires, en grandes étapes ?

Sans vouloir hiérarchiser les étapes, voici un cheminement par lequel il est communément admis que nous pouvons passer, sans contrainte de durée, et dans un ordre qui peut varier et fait souvent d’aller et retour entre les différentes étapes.

    Le choc
    Le déni
    La colère / la douleur
    Le chagrin / la tristesse
    La réflexion / Marchandage – l’étape du si : « ah !!!!!!!!! Si…, j'avais fait ça, cela ne serait pas arrivé ! »
    La solution / Résignation : « et si je faisais ça, cela changerait peut-être la donne... »
    L'acceptation, le pardon, le fait de se dire que c'est comme ça... Et que l'on ne peut plus rien faire à part être bien avec ce qui est.



Il peut souvent y avoir des blocages à chaque étape, c'est dans ce cas que l'on dit que le deuil n'est pas fait.

EXEMPLES DE BLOCAGES : 
  •  Dans la colère : être en colère par rapport aux autres mais aussi par rapport à soi, le deuil ne peut se faire.
  •  Dans le chagrin : je ne suis plus en colère, mais toujours dans la tristesse, je ressasse sans cesse le passé comme s'il était toujours existant (exemple : la mère qui va au cimetière tous les jours).
  •  Dans la réflexion : la colère, le chagrin se sont estompés mais reste la question : pourquoi moi ? ou pourquoi ce n'est pas à moi que c'est arrivé... 
  •  Dans la solution : on trouve des excuses et des justifications à la situation telle qu'elle est, on essaye de s'en convaincre mais en fait on ne l'accepte pas réellement ! QUAND ON DIT « OUI MAIS... » ÇA VEUT DIRE : « NON ! » au niveau de l'inconscient !!! Ce n'est pas vrai OUI et le MAIS veut dire que l'on n'a pas encore accepté.
  •  Dans l'acceptation : il n'y a pas de blocage, c'est juste que quel que soit le deuil, c'est à ce niveau-là qu'il faut accepter pour guérir.

Le Deuil : aller au-delà…

Selon le décodage Biologique, le principe du deuil est celui de la solution par dépassement complet du conflit (conflit = ce qui nous fait souffrir). Pour faire le deuil, il faut réussir à changer son regard par rapport à la chose qui s'est passée.
C'est justement une histoire "D'OEIL" ! Nous avons deux yeux, donc ce peut être aussi une histoire "DIEU" : "Ainsi soit-il !", c'est-à-dire que c'est l'acceptation totale de ce qui est, pour que l'on puisse dire que le deuil est fait. Il n'y a plus aucune phrase derrière. Ce qui est, est.

Tout n'est que symbolique pour le cerveau, qui ne fait pas la différence entre le virtuel, le réel et l'imaginaire.

Plus généralement, toute maladie est liée à un conflit, c'est-à-dire un « ressenti émotionnel négatif ». Elle ne survient que si nous n'arrivons pas à faire les deuils de nos faits de vie. La guérison est liée à notre capacité de faire nos deuils quels qu'ils soient.

Laure Fontaine
Un retour à soi…


DE L’ART DU RITUEL à La Maison du Soin …

Nos vies sont empreintes de rituels de toutes sortes… Le rituel est un moment de passage, d’un état à un autre. De façon ancestrale,...