vendredi 24 juin 2022

Moi et mon père

22 mars 2022,

ALORS PAPA TU VAS COMMENT ?


Je me pose cette question tous les jours, moi qui ai tant besoin de contrôle … et là je me rend compte que je n’ai aucun contrôle sur la vie et sur ce qui arrivera demain. 

Tu vas vivre ? Tu vas mourir ? 

Regarder ce qui se déroule sous mes yeux.

Ne pas vouloir voir … 

et pourtant, c’est aussi ça la vie, la vieillesse, la maladie, la décrépitude du corps. Moi qui ai mis du "beau" sur tous les corps humains que j’ai rencontré depuis l’âge de mes 19 ans…


6 mai 2022 CHAMBRE 345, 3ème ETAGE du Confluent...

Le confluent : la croisée des fluides, de la vie, et pourtant ...


Nous faisons des allés retours tous les jours depuis mardi 3 mai. L’aide soignante nous a dit que tu pouvais partir dans la nuit. Alors on arrête de bosser, et on se dit, on ira tous les jours jusqu’au bout avec Lili et Caro. C’est ce que nous faisons. 


Cela nous parait être exceptionnel et en même temps tellement de gens vivent cela, voir pire, perdre un enfant ou les atrocités de la guerre par exemple. 


Mais pour nous rien est pire, avec un gout de revenez-y d’avril 2009, AVC de maman, pronostique vital engagé pendant 72H…


C’est clair, de plus en plus, et là face à la mort, je prend acte que je ne contrôle rien. 


Pour nous occuper, nous gérons de l’administratif, dans notre for intérieur, on voudrait que ça s’arrête et en même temps nous vibrons un grand « NON, papa ne pars pas »


Alors quoi faire ? 

des méditations, 

des prières, 

tchatcher avec Natan, 

travailler … 

mais rien n’enlève cette pensée obsessionnelle … Papa… Ta vie, notre vie. 

Ça tourne en boucle. Et si ceci … Et si… cela … 

Tu n’étais vraiment qu’une tête de mule, 

un dur à cuire qui n’en faisait strictement rien qu’à sa tête. 


Qu’est ce que tu m’as saoulé avec ton téléphone !!! Et en même temps, toujours tourné vers les autres et nous en particulier. « Tout de façons tu sais Loho, on est là », « tu nous demandes si t’as un problème ! » Idem avec Caro et Lili…  


Mais tu sais papa j’ai 50 ans, je gère !! 


Ouais, j’ai 50 ans, mais la petite fille qui a 7 ans, c’est elle qui pleure,  

c’est celle qui attendait derrière la fenêtre que tu reviennes de voyage
. 

Celle qui adorait venir avec toi à Bonne Garde le dimanche matin, 

qui a dansé à la Revue pour plaire à son père et j’en passe. 

Combien de fois j’ai entendu « oui…enfin… toi et ton père »

Bah ouais, moi et mon père … 

C’était moi et mon père … Ça reste moi et mon père

et y a rien d’autre à dire, à part "je t'aime papa"


Laure Fontaine
Un retour a soi...
www.maison-du-soin.com

samedi 12 mars 2022

Si t'es en zit, lis cet article !!

enfant qui a peur



 T'es préoccupé ? Ah oui ? par quoi ? J'vois vraiment pas pourquoi !...

Tous les jours au cabinet, les discussions vont bon train avec les inquiétudes qui les accompagnent. Et oui ça fait beaucoup : les gilets jaunes, le covid et maintenant la guerre.... Aaaaahhhhrrrgggg ! Un peu trop pour notre mental non ? En même temps, comme le mental aime le négatif, il se régale en ce moment .. Mais comme le disait Marc Aurèle :

"Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse de distinguer les premières des secondes"

et bien voilà un bon début d'article ! Avons-nous la main sur tout ce qui se passe dans le monde ? Maintenant, il est aussi logique d'être inquiet. Mais ces inquiétudes, de mon point de vue, sont plutôt liées au changement de paradigme total de notre condition humaine. L'ère du verseau ! Les évènements extérieurs ne sont que le reflet, à l'échelle de l'humanité, de notre intériorité : nos propres combats, notre propre besoin de territoires, notre égo sur-dimensionné en mode je suis le seul à savoir, notre besoin de reconnaissance, d'être écouté, d'être vu, d'être aimé, notre colère en lien avec des trucs du passé pas réglés, nos peurs : peur de la souffrance, peur de la mort, peur de ne plus exister ... Cela vient par le fait même, mettre en évidence tous nos besoins non nourris : besoin de paix, besoin d'harmonie, besoin de contribuer, besoin de vivre de la joie, besoin d'être en relation... besoin d'être aimé ...

Alors, vous allez me dire OKKKEY ! mais on fait quoi avec tout ça ?? C'est bien beau le changement mais il faut quand même continuer à vivre avec !

Déjà, petit 1, au lieu de fuir les émotions, je vais les regarder et les accueillir. Exemple concret : j'ai peur de la guerre : ah ok j'ai peur, je reconnais ma peur et je ne vais pas la fuir. Je la ressens au plus profond de mes cellules et je me pose la question de : qu'est ce que ça fait dans mon corps ? Je ressens : j'ai mal au ventre, mal au coeur, j'ai le plexus solaire noué ... etc... et .... je reste avec. Pas agréable le truc, mais efficace, je vous assure, j'ai testé, sinon je ne vous en parlerai pas.

Petit 2, bah oui y a une chronologie qui aide ! clin d'oeil... de quoi j'ai besoin ? j'ai besoin de calme, de sérénité, de tranquillité, de paix (je prends en considération le fait qu'il y a la guerre en Ukraine, mais j'oublie pas, que pour l'instant, elle n'est pas là... je reste au max sur le moment présent, en pleine conscience de ce qui est) OK, et ensuite ? T'es bien gentille, mais c'est pas agréable du tout là !

Petit 3, et oui ça continue, forcément c'est un process ! re-clin d'oeil... Qu'est ce que je fais pour pouvoir nourrir ces besoins ? Plusieurs stratégies peuvent m'aider : méditer (ça c'est ma première stratégie), aller dans la nature me promener, regarder un docu pour savoir comment ça marche la géopolitique, écouter de la musique, j'appelle quelqu'un qui sera dans une vraie écoute empathique, sans jugement, je fais ho'oponopono c'est à dire j'accueille la petite fille en moi et je lui dit : je suis désolée, je n'avais pas vu à quel point tu avais peur de mourir, pardonne moi de ne pas m'en être rendu compte plus tôt et de devoir te faire revivre cela ici et maintenant, je te remercie de me montrer cette peur de mourir pour que je puisse aller travailler dessus, je te remercie, je t'aime.

Vous pouvez aussi, et là vous êtes dans une vraie stratégie de dépassement et de travail sur vous-même, aller voir de quoi parlent vos peurs dans votre histoire, ou vous faire aider d'un thérapeute ... Nous sommes présents et à votre écoute à la maison du soin pour cela.

Bon, c'est parfait tout çà, mais c'est écrit dans un article !!! pas si simple en live ! Et oui, j'entends et en même temps, je vous parle de mon histoire bien sur, on ne parle que de soi, c'est en ayant, au fur et mesure du temps, lu, et relu, et re re lu des choses, en expérimentant certains trucs qui me parlaient au moment, fais un premier petit pas, que je pouvais constater que cela "marchait" et que petit à petit tout arrive pour nourrir nos besoins les plus profonds.

Je ne dis pas que cela suffira, mais je dis que c'est un bon début et que le bon vieil adage christique qui dit: "aide-toi et le ciel t'aidera" n'est pas des paroles en l'air mais bel et bien un des musts de la loi de l'attraction.

Bon, sur ce, voilà quelques pistes, qui j'espère vous aideront et vous donnerons du baume au coeur pour continuer à expérimenter ce grand changement dans lequel nous sommes. Je vous souhaite le meilleur et de rester le plus possible sur le moment présent, c'est pour moi LA stratégie la plus aidante en ce moment.

Laure Fontaine www.maison-du-soin.com Un Retour a Soi...

mardi 25 janvier 2022

Et si tout n'était qu'une question d'EGO ?!

Photo by Orkun Azap 

Bonjour à vous tous, toutes, quoi vous adresser pour 2022 ? 
Je ne le sais pas en fait ...
Peut-être d'être au plus près de soi-même et d'être en accord avec ses valeurs. En tous les cas, la situation se perpétue et nous met dans une inconnue absolue de ce que sera l'avenir. Alors l'enseignement que j'en tire et que je mets en application le plus souvent possible, c'est être au moment présent ici et maintenant. 
Et pour faire le lien, je lis un bouquin de Eckhart Tolle, qui a écrit le fameux "POUVOIR DU MOMENT PRESENT" mais ce n'est pas celui-là, c'est "NOUVELLE TERRE".
Je vous partage un morceau, très intéressant, dans l'article qui suit et qui parle de l'égo. Ce livre a été écrit en 2005 et bien je peux vous dire qu'il est encore d'une grande actualité ! Nous sommes encore dans ce monde du "qui va avoir raison ?" et de "je veux avoir raison ?"
Mais comme le disait Mulder, dans Xfiles, (ça ne nous rajeunit pas !) La vérité n'est-t-elle pas ailleurs ?
Je vous laisse découvrir ce magnifique passage car je n'ai rien a dire de plus par rapport à tout ce qui se passe, hormis : travaillons sur notre égo, pour au moins être en conscience de quand c'est lui qui prend la main !


Sur un plan collectif, l'état d'esprit « Nous avons raison et ils ont tort » est profondément et particulièrement ancré, en particulier dans les endroits du monde où les conflits entre nations, races, tribus ou idéologies durent depuis longtemps ou quand ils sont extrêmes et endémiques. Les opposants sont chacun totalement identifiés à leur point de vue, leur propre « histoire », c'est-à-dire à leurs pensées. Les deux sont totalement incapables de voir qu’un autre point de vue, une autre histoire, peut exister et être tout aussi valide. L'écrivain israélien Yossie Halevi dit qu'on pourrait « faire de la place à une histoire autre », mais, dans bien des endroits du monde, les gens ne sont pas encore prêts ou pas disposés à le faire. Les parties opposées croient qu'elles sont en possession de la vérité. Toutes deux se considèrent respectivement comme des victimes et voient l'autre comme le méchant. Et parce que chacune a conceptualisé et, par là même, déshumanisé l’autre en en faisant l’ennemi, elles peuvent tuer et infliger toutes sortes de violences à l’autre, même aux enfants, sans sentir leur part d'humanité ni souffrir. Chacune se retrouve prise au piège d'une spirale démente de perpétration et de rétribution, d'action et de réaction. Il devient évident ici que l'ego humain dans son aspect collectif de « nous » contre « eux » est encore plus dément que le « moi » contre « toi », même si le mécanisme est fondamentalement le même. Ce sont de loin de respectables citoyens bien normaux au service de l'ego collectif qui ont infligé la plus grande violence à d'autres humains, pas des criminels ni des détraqués mentaux. On peut donc aller jusqu'à dire que sur cette planète, « normal » équivaut à fou. Et qu'est-ce qui se trouve à l'origine de cette folie ? L'identification complète aux pensées et aux émotions, autrement dit l'identification à l'ego.


Laure Fontaine
www.maison-du-soin.com
Un Retour à Soi

dimanche 12 décembre 2021

Et si on parlait d’autre chose ? … De vous !

 

Photo by Chang Duong

Je me sens lasse, lasse, de parler toujours du même sujet, j’ai nommé le covid « nineteen » comme dirait mon fils Natan, vous connaissez son prénom maintenant !

Alors, switch !! On change ! 

Cela fait 30 ans que je fais ce même métier, esthéticienne, avec plusieurs cordes à mon arc maintenant, mais tout de même … 30 ans à fréquenter des gens, de toutes sortes… 

Et c’est ce que j’adore en fait ! Comme je le dis souvent, aujourd’hui mon geste en esthétique, c’est comme à l’usine ! D’ailleurs c’est pour cela que j’ai très mal au bras, et que j’ai dû m’orienter vers des soins énergétiques qui contribuent au monde, mais qui me soignent également. Faisons d’une pierre 2 coups ! 

Je dis, donc, très souvent à mes clients, clientes, que si je ne rencontrais pas toutes ces personnes si différentes, cela fait bien longtemps que j’aurai arrêté le job !! Aucun intérêt de continuer cela sans la relation. 

Rencontrer des gens de tous horizons, est là, la richesse du métier !

Aujourd’hui, un poissonnier très sympathique qui m’a raconté toute l’histoire du nouveau MIN de Nantes et de son métier post « vous savez quoi ». 

Hier, un auxiliaire de vie en soins palliatifs qui me parlait de la relation à la mort.

Une autre fois, une femme de ménage qui travaille auprès de gens âgés et dont l’utilité est plus que nécessaire. 

Une maman avec son fils de 14 ans, handicapé, obligé de se faire vacciner sinon elle ne peut plus rien faire avec lui. 

Tous ces chefs d’entreprises, divers et variés, qui viennent prendre un temps pour se poser et souffler ! Et bien, eux, vous savez quoi ? Ils ne parlent pas ! et moi non plus ! ça vous étonne ? Et bien oui j’en suis tout à fait capable !! Et cela reste un moment très convivial, empreint d’une grande confiance et d’une grande complicité.

Toutes mes clientes depuis toutes ces années, dont la plupart sont devenues des amies, qui connaissent ma vie et dont je connais la leurs. Nous sommes passées ensemble par des moments de vie tellement difficiles, des choses dont elles me parlaient mais qui ne sortaient jamais de mon cabinet .. Ni pour elles, ni pour moi.

Des enfants, des ados, qui me racontent ce qu’ils ne racontent pas à leurs parents ou à leurs profs !  J’adore, eux quelques mots et ça switch direct ! Une grande conscience, une grande compréhension, ce sont nos maîtres ceux-là ! Souvent des mères me disent que leurs enfants : c’est chaud ! mais la plupart du temps j’ai envie de leurs dire : « allez d’abord voir chez vous ! » avant de faire « thérapiser » vos enfants.

Bref, comme j’ai prononcé si souvent ce mot, l’année de mes 50 ans, ce métier ultra relationnel, m’a formé, a fait de moi qui je suis, avec le côté lumière et le côté obscure de la force ! et oui on l’a tous ... Alors, avant ce Noël 2021 j’ai envie d’écrire simplement MERCI, à vous tous et toutes que j’ai rencontré sur ce chemin depuis 30 ans. Vous avez été des guides, des maîtres, des enseignants, des amis, des amours ! 

Alors, à très vite en 2022 pour de nouvelles aventures !! Et ça, ça ne manque pas à mon catalogue !!

Laure Fontaine
www.maison-du-soin.com
Un Retour à Soi


samedi 30 octobre 2021

L’empathie, le pouvoir de l’accueil…


Je sors d’un stage de 2 jours sur l’empathie et le pouvoir de l’accueil. Je dirai le pouvoir de la présence. Mais est-ce si facile d’être présent ? Présent à soi et présent à l’autre ? Je ne le pense pas, même s’il existe un milliard de stratégies.

Un exemple tragique : je parle à quelqu’un et explique que mon père est malade et que cela me stresse énormément, la personne en face, bien intentionnée, toujours, me répond, « Ah mais moi, tu sais, ma grand-mère... »  etc…
Autre exemple tragique : je parle de mon fils, avec qui je me suis engueulée fortement, que j’ai trouvé ça super violent, et que je me sens super triste d’en être arrivée là, et la personne en face, (bon ok, une autre !) toujours bien intentionnée, me répond : « oui mais c’est normal qu’il fasse ça, c’est un ado !!! »
Et là, comment je me sens ? Mais c’est une catastrophe !! Au secours !! Je ne me sens, ni écoutée, ni prise en compte et pas du tout aidée, ni soulagée !! Au secours ! Au secours !! c’est même pire qu’avant !! J’aurai mieux fait de me la fermer ! 

Une de mes premières enseignante en CNV, nous disaient, la plupart du temps, les gens ont besoin d’empathie lorsqu’ils sont mal. Ni besoin de solutions, ni besoin de commentaires, ni besoin d’aide, ni d’explications, ni d’analyse, ni de bons conseils … Juste une présence. Juste un reflet. Car elle a la croyance que l’être humain a toutes les capacités pour trouver la force en lui-même et les solutions en lui-même.

En même temps, donner de l’empathie à quelqu’un qui n’en veut pas c’est aussi infliger un truc que l’on impose.. Alors où est le juste milieu ?

C’est quoi l’empathie ? C’est quelque chose qui nous sert à être en relation et à savoir ce qui se passe pour l’autre (En tout cas en CNV). C’est quelque chose de l’ordre du perceptible, du sensible, ça résonne à l’intérieur de nous. L’autre a l’expérience de ce que vit la personne en face, il fait une expérience de ce que cette personne peut vivre, mais il n’est pas cette personne. C’est quitter notre propre réalité, pour rejoindre l’autre sur sa colline. Ce n’est pas une compréhension mentale de l’autre mais plus quelque chose de l’ordre du ressenti qui fait que nous restons en relation, en connexion.

Cela se manifeste par une posture, une attention particulière, un regard yeux dans les yeux, mais pas forcément plus.. Cela s’allume à l’intérieur sans qu’on le sache. L’attention est multi sensorielle. C’est un mouvement vers l’autre. C’est, peut-être, juste de la considération ? Mais pour faire ou être tout cela, ne faudrait-il pas être en empathie envers nous-même ? Se relier, d’abord, à soi ? En fait, l’empathie c’est faire en sorte que la personne vive son truc le mieux possible, tout en étant accompagnée. Il n’y a rien à faire, car la réalité de l’autre est fondamentalement inaccessible.

Dans mes 2 exemples, j’aurai juste aimé que l’on démontre un intérêt pour ma souffrance, et pas que l’on me parle d’un tiers, ou que l’on dédramatise la situation. J’avais juste besoin d’être prise en considération dans ma souffrance de l’instant. J’ai aussi la croyance, à l’intérieur de moi, que tout passe, que tout à un début et une fin.

Alors, puissions nous être, présent à nous-même pour être présent à l’autre. Juste dans un état d’être. Juste par notre présence et notre posture d’écoute. C’est ce dont nous avons le plus besoin en tant qu’être humain.

Laure Fontaine
www.maison-du-soin.com
Un Retour à Soi

samedi 18 septembre 2021

Pourquoi mon fils s'appelle Natan...?

 


Parce qu’on ne l’attendait pas justement ! 

Natan, diminutif de Nathanaël veut dire « Don de Dieu ». Quelle symbolique déjà ! …alors qu’à l’époque j’avais 30 ans et que je n’avais pas eu tous les enseignements qui m’ont été transmis depuis. 

Il s’est invité chez son papa et moi alors que, consciemment, nous n’étions pas dans le schéma d’avoir un enfant. Notre histoire, comme beaucoup d’histoires, était particulière et nous vivions la vie que nous avions tant « attendue ». (N’oubliez pas : « Natan » !). J’avais déjà fait une fausse couche qui m’avait laissée meurtrie, dans une autre histoire, et cela me faisait très peur d’avoir un enfant. Un petit être que je ne pourrais pas contrôler ! Au secours !!

Et puis, après un questionnement très furtif, l’histoire s’est imposée à nous… Maintenant il fallait « attendre » … 9 mois, et l’histoire de toute une existence. J’ai commencé cet article comme cela, car mon sujet se devait d’être un éloge de la patience. Et pour cause ! Cela n’est pas mon fort… À l’époque du tout tout de suite, le conditionnement était très fort. Et il l‘est encore maintenant, même si je travaille tous les jours dessus avec différents outils et surtout avec, actuellement, la vie que nous vivons. Un des grands enseignements que m’a appris Natan, et qu’il m’apprend encore : la patience.

Mais qu’est-ce que la patience… ?

La patience est la capacité de voir, d’entendre, de goûter, et de sentir, aussi pleinement que possible les événements de notre vie avec aisance, sans lutte.

C’est avoir les yeux grands ouverts et être réellement conscient de ce qui est en train de se passer, sans résister. Cela pourrait se nommer la pleine conscience.

Ce peut être aussi, et je pense à la maladie de mon amie Sylvie, accepter avec sérénité une difficulté en étant attentif à elle.

D’ailleurs, le mot patience vient de «pâtir», signifiant souffrir.

C’est accepter la souffrance en ayant conscience que tout a un début et une fin. Que tout passe à un moment et que la vie n’est faite que de cycles.

Être patient, c’est aussi lâcher-prise de notre désir de contrôle frénétique sur tout ce qui nous entoure. (Y a du boulot !!)

Et savoir lâcher prise, c’est se libérer.

Nous sommes dans un monde où nous devons encore patienter. Des choses se passent. Le monde évolue. Les êtres humains sont en pleine évolution, mais cela se fait avec lenteur et c’est ainsi depuis la nuit des temps.

Alors, même si nous nous sentons un peu énervés (vénère comme dit mon fils !) parce que les choses n’avancent pas aussi vite que nous aimerions, la période actuelle nous invite à patienter, à être réellement conscient de ce qui se passe à l’intérieur de nous, sans jugement de, dans quel état nous sommes, avec l’accueil plein et conscient de « ce qui est » et de ce qui se joue pour nous à chaque instant.

Puissiez-vous, et puissions-nous, ensemble, patienter et enfin ouvrir tous les possibles. Tel est mon rêve.

Laure Fontaine
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vendredi 18 juin 2021

La Liberté dans le cadre : Un rond dans un carré…

Photo by Karim MANJRA

Depuis ma plus tendre enfance je crois que je me suis sentie très vite emprisonnée à l’intérieur de la cellule familiale... Je suis l’ainée de trois filles, et pour ma mère, dans son représenté, l’ainée c’est l’exemple … Vous comprendrez mieux, pour ceux et celles qui me connaissent, mon côté perfectionniste et de vouloir toujours être au top ! Quel fardeau… ou quel moyen aussi d’exceller ! Cela dépend toujours d’où l’on regarde !

Néanmoins, cette injonction, fut pour moi, pendant mes jeunes années assez empoisonnantes. Au sens figuré mais aussi au sens propre. « Je n’avais le droit de ne rien faire » dirait la petite à l’intérieur…

Alors ce sentiment d’emprisonnement, ces interdictions que nous avons vécues récemment, je les connais bien. Cette énergie du COVID Nineteen, comme dirait mon fils, sont venus réveiller ces vieilles casseroles enfouies chez moi, d’une force incommensurable !! D’un coup, j’avais juste besoin d’une méga liberté... Bah oui, c’est lorsque l’on perd les choses que l’on se rend compte de la valeur des choses.

Comme me le disait mon premier client de ce matin, c’est là que nous pouvons constater que nous étions dans un pays libre de droit… Mais tout cela a changé. Le monde change. Revenir en arrière, non, c’est impossible, même si j’entends beaucoup de gens dire « il faut que l’on revienne à la vie d’avant ». La vie est la vie, et elle continue.

Alors comment se sentir un rond dans un carré ? Tout cela n’est qu’une question de point de vue, comme d’hab ! Comment Nelson Mandela, dans sa prison, ne s’est jamais senti aussi libre ? Il est tellement un modèle pour moi.

Comme je me le disais il y a quelques années à la suite d’une relation compliquée, « tu auras mon corps, mais tu n’auras jamais mon âme ». Je garde cette croyance que personne ne peut nous dire qui l’on est, que notre liberté est intérieure et que nous avons la possibilité de vivre en harmonie avec nous même, même dans une prison, même lorsque l’on nous interdit des choses et même lorsque l’on nous oblige, aussi, à faire des choses que l’on ne voudrait pas faire.

Mon âme et mon essence m’appartiennent. Je peux être un rond dans un carré et être libre dans un cadre. Tout est une question de choix de vision.

Cette année passée, cette énergie « Covidesque » nous apprend l’adaptabilité, l’observation de ce qui est et de comment je choisis de réagir à partir de ce que j’observe et de de ce que je vis. Chaque choix a des conséquences, sur soi, sur l’autre et sur l’humanité. Car nous ne sommes que les perles d’un seul collier comme dit Amma.

Puissions-nous avoir le discernement, nous relier à notre coeur et être ce qui nous parait juste pour nous-même en lien avec les autres.

Et à partir de maintenant, quoi d’autre est possible ?

Laure Fontaine
www.maison-du-soin.com
Un retour a Soi

Moi et mon père

22 mars 2022, ALORS PAPA TU VAS COMMENT ? Je me pose cette question tous les jours, moi qui ai tant besoin de contrôle … et là je me rend co...