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Le jour où … je me suis dit « On s'en fout »

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Ces derniers jours, j'ai beaucoup pensé à cette phrase. « On s'en fout ». Pas dans le sens du « j’m’enfoutisme », ni dans le sens du renoncement.  Dans le sens du tri. Du vrai tri. Celui qu'on fait quand la vie vient nous fait voir ce qui compte vraiment. Une de mes amies se fait opérer du cœur aujourd'hui. Du cœur, quoi ! Quand elle me parle de demain, je sens bien que demain est devenu une notion un peu floue. Un territoire qu'elle regarde de loin sans savoir si elle doit y croire ou s'en méfier. Alors les prévisions économiques de 2035 ? On s'en fout. Les experts qui savent exactement comment le monde va finir ? On s'en fout. Les analyses géopolitiques à trois dimensions ? On s'en fout. Ce qu'elle attend aujourd'hui, ce n'est pas un rapport du FMI. Elle attend un message, une présence, une main tendue, un regard, une attention… Comme nous tous, finalement. Parce qu'au fond, ce que nous cherchons depuis notre premier cri jusqu'à...

Le jour où… j’ai fait un discours de présidente !

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  Faire tomber l'égo pour se reconnecter à soi  Par moment,  dans la vie ça vous tombe dessus avec une étrange sensation de déjà-vu. Comme si quelque part, sans le savoir vraiment, vous aviez été préparée à ça depuis longtemps. Depuis plus d’un an maintenant, je fais partie du conseil d’administration du Crédit Agricole de ma caisse locale. Quand on me l’a proposé, honnêtement, je ne m’étais pas levée un matin en me disant : “Tiens Laure, et si tu allais parler finance et gouvernance bancaire entre deux soins énergétiques et trois coachings existentiels ?” Pas exactement mon décor de départ.  Et pourtant… Ma mère avait été administratrice au Crédit Mutuel avant son AVC. Une fonction qu’elle adorait profondément. Elle était faite pour ça. Le lien, les gens, les projets, le collectif… elle aimait sincèrement être utile. La vie, malheureusement, a parfois d’autres plans que les nôtres. Son parcours s’est arrêté brutalement à cet endroit-là. Mon père, lui, a été présiden...

Le jour où ... j'ai piqué un coup de gueule !

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Remettre ma valeur en cause ?! ... pas cool ! Le jour où on m’a dit qu’un  de mes massages était « trop cher » et que c’était « rédhibitoires », j’ai souri, enfin à moitié, j’ai répondu poliment, mais je commençais mon massage donc j’étais coincé pour enchaîner !!! Intérieurement… disons que j’ai eu envie de remettre deux ou trois choses à leur place. Parce qu’à un moment donné, il faut arrêter de faire semblant de ne pas comprendre, et d’envoyer des « scuds » sans savoir l’impact que ça a, sur la personne à qui on l’envoie. Alors oui, aujourd’hui, je vais être encore plus claire que d’habitude, car visiblement il le faut ! J’ai 55 ans. Et plus de 30 ans d’expérience. Trente ans à masser, à écouter, à observer, à me former, à me remettre en question, à affiner mon toucher, à comprendre ce qui se joue dans un corps et bien au-delà de la peau. Trente ans à construire quelque chose de solide, de cohérent, de profondément humain. Donc non, effectivement, je n’ai plu...

Le jour où… « Bah … Finalement … »

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Charisme, forteresse et clés de voiture dans la main. Bienvenue dans ma tête. Permettez-moi de vous planter le décor. Pas le décor des Cours Florent de mon fils ! Non, le mien ! Mon théâtre, ce qui s’est passé récemment devant mes yeux, et en l’occurence au Salon Natura de Rezé, auquel j’ai participé fin Février. Plusieurs personnes m'ont dit, avec le même sourire soulagé de celui qui à réussi à avouer la bêtise qu’il avait fait à ses parents, une variation de cette phrase : « Finalement, vous êtes sympa". "Finalement, je peux vous parler". "Vous avez répondu à mon mail, je n'osais pas trop… » « Finalement. » Chaque fois, j'ai répondu par un grand rire. Le rire facile, celui qu'on sort pour meubler le silence intérieur qui, lui, hurlait : PARDON ?! Parce que moi, dans ma tête, je suis quelqu'un d'accessible. Naturelle. Authentique. Je ne crache pas de feu ! Je ne collectionne pas les têtes de mes ennemis sur mon bureau ! Je réponds à mes mail...