jeudi 19 décembre 2019

Aimer, c'est apprendre à écouter la différence de l'autre. L'amour…



"Aimer, c'est apprendre à écouter la différence de l'autre. L'amour est une écoute qui retentit en soi. Alors s'ouvre la réception de don de l'autre, de sa manière autre d'aimer. Nous serons toujours différents, mais quand tu sais écouter l'autre différent de toi, tu fais entrer en toi une vision qui n'est pas la tienne. L'autre, tu ne le change pas, mais ta vision, oui tu peux la changer."

Sœur Emmanuelle

En ces temps de troubles, de fin d’année, mais aussi de fin d’un cycle de 20 ans, recentrons-nous sur nos cœurs, même si la définition de l’amour n’est pas si simple à définir justement…
Peut-être, que finalement l’amour ne se définit pas, mais simplement se ressent, sans mots, juste dans le ressenti d’une énergie qui peut se nicher au centre de notre poitrine ou dans tout notre corps, et ainsi s’étendre bien au-delà de nous-même… Ressentons cette énergie, juste là. Plus nous vibrerons l’amour, plus nous vivrons l’amour, c’est ma croyance aujourd’hui.

Avec toute l’équipe de la maison du soin, je vous souhaite de vivre cette fin d’année dans l’amour de vous-même et des autres, pour mettre un peu de douceur et de lumière sur cette humanité si chahutée. 

Cela commence par soi…

Laure Fontaine
Un retour à soi…


mardi 19 novembre 2019

Faire son deuil et avancer…



Je viens juste de perdre ma grand-mère paternelle, qui m'était très chère. Dans sa 100ème année ! Elle m'a appris énormément de choses sur la spiritualité et la vie, elle était très croyante et c'est aussi grâce à elle si je suis ce que je suis. Je ressens énormément de gratitude envers elle et mon grand-père et je mesure aujourd'hui combien la cohésion de la famille est importante pour moi.
J'ai aussi un grand besoin de prendre le temps pour honorer mes ancêtres, en en passant par des rituels. C’est très personnel, et je mesure combien cela est important pour moi.
« Oh ! Elle a eu une belle et longue vie... C'est aussi ça la vie... elle était très âgée... » me direz-vous ! Certes, et tous ces mots réconfortants me touchent et me font du bien. Il n'en reste pas moins que j'ai un deuil à faire... Le deuil de la personne d’une part, de l'histoire que j'ai vécu avec elle, et de ce que j'aurais encore pu faire avec elle d’autre part.

Dans la vie, nous devons toujours faire le deuil de quelque chose, c'est-à-dire le deuil de quelque chose qui s'est passé ou que l'on a vécu. Nous ne pouvons pas faire le deuil de "rien". Pour toute chose qui nous arrive, bonne ou mauvaise, il faut accepter qu'elle soit terminée.
Le deuil est un mécanisme de survie. Nous devons faire des milliers de deuils successifs.

Les étapes du deuil 

Le concept est très populaire, c’est souvent l’une des seules choses, que l’on connaît à propos du deuil. Mais tout le monde ne parle pas des mêmes étapes, phases ou stades. Selon les auteurs et les modèles théoriques choisis, le nombre d’étapes peut varier de trois à sept ! 
Le modèle le plus connu est, sans doute, celui d’Elisabeth Kübler-Ross, une psychiatre pionnière dans le mouvement des soins palliatifs. En 1969, elle décrit pour la première fois, un processus psychologique qui passe par 5 étapes différentes.

Cependant, représenter le deuil en une succession d’étapes peut laisser croire qu’il s’agit d’un processus linéaire où l’on passe inévitablement par l’étape 1 puis l’étape 2, 3 et ainsi de suite. C’est une idée fausse que combattent les auteurs mêmes de ce modèle (Elisabeth Kübler-Ross & David Kessler), dès l’introduction de leur ouvrage “Sur le chagrin et le deuil(On grief and grieving : finding the meaning of grief through the five stages of loss, 2005), avec David Kessler, trad. Joëlle Touati, Éditions Jean-Claude Lattès, 2009):


« Depuis que nous avons présenté ces cinq phases du deuil, il y a trente ans, leur définition a évolué, car ces notions ont parfois été mal comprises. Jamais il n’a été question de diviser l’évolution d’un processus complexe en paliers clairement distincts les uns des autres. […] Tout le monde ne passe pas forcément par ces cinq étapes et les réactions ne suivent pas toujours le même ordre. »


Elisabeth Kübler-Ross & David Kessler

En effet, comment réduire un processus aussi complexe et singulier, fait d’allers-retours et de mouvements contradictoires, en grandes étapes ?

Sans vouloir hiérarchiser les étapes, voici un cheminement par lequel il est communément admis que nous pouvons passer, sans contrainte de durée, et dans un ordre qui peut varier et fait souvent d’aller et retour entre les différentes étapes.

    Le choc
    Le déni
    La colère / la douleur
    Le chagrin / la tristesse
    La réflexion / Marchandage – l’étape du si : « ah !!!!!!!!! Si…, j'avais fait ça, cela ne serait pas arrivé ! »
    La solution / Résignation : « et si je faisais ça, cela changerait peut-être la donne... »
    L'acceptation, le pardon, le fait de se dire que c'est comme ça... Et que l'on ne peut plus rien faire à part être bien avec ce qui est.



Il peut souvent y avoir des blocages à chaque étape, c'est dans ce cas que l'on dit que le deuil n'est pas fait.

EXEMPLES DE BLOCAGES : 
  •  Dans la colère : être en colère par rapport aux autres mais aussi par rapport à soi, le deuil ne peut se faire.
  •  Dans le chagrin : je ne suis plus en colère, mais toujours dans la tristesse, je ressasse sans cesse le passé comme s'il était toujours existant (exemple : la mère qui va au cimetière tous les jours).
  •  Dans la réflexion : la colère, le chagrin se sont estompés mais reste la question : pourquoi moi ? ou pourquoi ce n'est pas à moi que c'est arrivé... 
  •  Dans la solution : on trouve des excuses et des justifications à la situation telle qu'elle est, on essaye de s'en convaincre mais en fait on ne l'accepte pas réellement ! QUAND ON DIT « OUI MAIS... » ÇA VEUT DIRE : « NON ! » au niveau de l'inconscient !!! Ce n'est pas vrai OUI et le MAIS veut dire que l'on n'a pas encore accepté.
  •  Dans l'acceptation : il n'y a pas de blocage, c'est juste que quel que soit le deuil, c'est à ce niveau-là qu'il faut accepter pour guérir.

Le Deuil : aller au-delà…

Selon le décodage Biologique, le principe du deuil est celui de la solution par dépassement complet du conflit (conflit = ce qui nous fait souffrir). Pour faire le deuil, il faut réussir à changer son regard par rapport à la chose qui s'est passée.
C'est justement une histoire "D'OEIL" ! Nous avons deux yeux, donc ce peut être aussi une histoire "DIEU" : "Ainsi soit-il !", c'est-à-dire que c'est l'acceptation totale de ce qui est, pour que l'on puisse dire que le deuil est fait. Il n'y a plus aucune phrase derrière. Ce qui est, est.

Tout n'est que symbolique pour le cerveau, qui ne fait pas la différence entre le virtuel, le réel et l'imaginaire.

Plus généralement, toute maladie est liée à un conflit, c'est-à-dire un « ressenti émotionnel négatif ». Elle ne survient que si nous n'arrivons pas à faire les deuils de nos faits de vie. La guérison est liée à notre capacité de faire nos deuils quels qu'ils soient.

Laure Fontaine
Un retour à soi…


mercredi 16 octobre 2019

S'aimer ? Mais encore ?...



Aime-toi ! Nous dit-on dans le développement personnel !!! Comme si c’était LA solution ! Cela peut paraître simple pour certains « Bien sûr que je m’aime, quelle question ! » ou insurmontable pour d’autres « Comment pourrais-je m’aimer ? C’est impossible. » La plupart du temps nous aimons seulement certains de nos aspects et délaissons ou nions ceux dont nous voudrions nous débarrasser.

S’aimer est certainement la plus grande guérison qui soit, un soulagement et un apaisement sans pareil. Mais s’aimer c’est quoi ? S’aimer comment ? Serait-ce aimer l’être physique et non physique que nous sommes ? Aimer notre histoire, nos expériences, nos choix (quels qu’ils aient été). Ressentir de la compassion pour soi. Aimer nos zones d’ombre, nos peurs, nos doutes, nos hésitations. Tous ces moments où nous avons été durs, sans pitié, méchants, intolérants ou casse-pieds…? Serait-ce cela ? Probablement…

S’aimer c’est se pardonner, accepter nos maladresses, nos médiocrités et nos dysfonctionnements provenant de blessures profondes peut-être…

S’aimer c’est devenir son propre parent, celui qui aime inconditionnellement son enfant malgré ses écarts et ses désobéissances, sûrement…

Devenir ce parent accueillant pour nous-même est sans doute le plus beau cadeau que nous puissions nous faire. Car qui mieux que moi peut réellement me comprendre, m’écouter et est le mieux placé pour prendre soin de ma personne ? Qui peut réellement panser mes plaies, connaître le sens de mes blessures et savoir ce que nul ne sait ? Tout ce par quoi je suis passé et tout ce que je ressens. Qui peut réellement comprendre ma vérité, mon chemin et mes expériences ?

N’y aurait-il pas que nous-même qui puissions faire ce chemin intérieur ? Puissions-nous juste accueillir nos émotions et qui nous sommes sans juger …

Si cela est difficile, accueillons le fait de ne pas y arriver. Accueillons chacune de nos crispations, de nos duretés, chaque jugement et chaque moment de tristesse. Accueillons simplement notre vulnérabilité, nos faiblesses, notre « non alignement » !

Aimons à l’intérieur le bourreau qui nous condamne, aimons la victime et tous les autres rôles. Accordons-nous beaucoup de douceur et de bienveillance tout au long de ce processus. Peu importe ce que les autres ou la société diront de nous. Assumons ce que nous sommes, ce que nous ressentons et nos choix. Non dans la force et la violence mais à partir de cette réconciliation sincère avec soi- même. Faisons la paix avec qui nous sommes.

Rappelons-nous de tout ce que nous avons traversé et toutes les merveilleuses qualités qui sont les nôtres.

Tout est là en nous. Mais nous oublions que le chemin le plus précieux, le plus abondant est juste là au creux de nous-même. Nous nous étourdissons à l’extérieur. Nous tentons de prouver que nous sommes dignes d’amour. Et nous oublions l’être le plus exquis qui soit et le plus digne d’amour : nous-même.

Retrouvez votre intimité, votre bienveillance, votre douceur et vos propres besoins. Détendez-vous et abandonnez-vous à cette joie des retrouvailles sacrées avec vous-même.

Vous êtes précieux. Respectez-vous et prenez soin de vous, et aimez qui vous êtes, juste ça…


Laure
www.maison-du-soin.com
Un retour à soi...

Du fond des ténèbres... jaillit la lumière !

Photo de  Joshua Sortino  sur  Unsplash On pourrait croire que j'ai le temps d'écrire, puisqu'en arrêt total d'activité...