mardi 19 novembre 2019

Faire son deuil et avancer…



Je viens juste de perdre ma grand-mère paternelle, qui m'était très chère. Dans sa 100ème année ! Elle m'a appris énormément de choses sur la spiritualité et la vie, elle était très croyante et c'est aussi grâce à elle si je suis ce que je suis. Je ressens énormément de gratitude envers elle et mon grand-père et je mesure aujourd'hui combien la cohésion de la famille est importante pour moi.
J'ai aussi un grand besoin de prendre le temps pour honorer mes ancêtres, en en passant par des rituels. C’est très personnel, et je mesure combien cela est important pour moi.
« Oh ! Elle a eu une belle et longue vie... C'est aussi ça la vie... elle était très âgée... » me direz-vous ! Certes, et tous ces mots réconfortants me touchent et me font du bien. Il n'en reste pas moins que j'ai un deuil à faire... Le deuil de la personne d’une part, de l'histoire que j'ai vécu avec elle, et de ce que j'aurais encore pu faire avec elle d’autre part.

Dans la vie, nous devons toujours faire le deuil de quelque chose, c'est-à-dire le deuil de quelque chose qui s'est passé ou que l'on a vécu. Nous ne pouvons pas faire le deuil de "rien". Pour toute chose qui nous arrive, bonne ou mauvaise, il faut accepter qu'elle soit terminée.
Le deuil est un mécanisme de survie. Nous devons faire des milliers de deuils successifs.

Les étapes du deuil 

Le concept est très populaire, c’est souvent l’une des seules choses, que l’on connaît à propos du deuil. Mais tout le monde ne parle pas des mêmes étapes, phases ou stades. Selon les auteurs et les modèles théoriques choisis, le nombre d’étapes peut varier de trois à sept ! 
Le modèle le plus connu est, sans doute, celui d’Elisabeth Kübler-Ross, une psychiatre pionnière dans le mouvement des soins palliatifs. En 1969, elle décrit pour la première fois, un processus psychologique qui passe par 5 étapes différentes.

Cependant, représenter le deuil en une succession d’étapes peut laisser croire qu’il s’agit d’un processus linéaire où l’on passe inévitablement par l’étape 1 puis l’étape 2, 3 et ainsi de suite. C’est une idée fausse que combattent les auteurs mêmes de ce modèle (Elisabeth Kübler-Ross & David Kessler), dès l’introduction de leur ouvrage “Sur le chagrin et le deuil(On grief and grieving : finding the meaning of grief through the five stages of loss, 2005), avec David Kessler, trad. Joëlle Touati, Éditions Jean-Claude Lattès, 2009):


« Depuis que nous avons présenté ces cinq phases du deuil, il y a trente ans, leur définition a évolué, car ces notions ont parfois été mal comprises. Jamais il n’a été question de diviser l’évolution d’un processus complexe en paliers clairement distincts les uns des autres. […] Tout le monde ne passe pas forcément par ces cinq étapes et les réactions ne suivent pas toujours le même ordre. »


Elisabeth Kübler-Ross & David Kessler

En effet, comment réduire un processus aussi complexe et singulier, fait d’allers-retours et de mouvements contradictoires, en grandes étapes ?

Sans vouloir hiérarchiser les étapes, voici un cheminement par lequel il est communément admis que nous pouvons passer, sans contrainte de durée, et dans un ordre qui peut varier et fait souvent d’aller et retour entre les différentes étapes.

    Le choc
    Le déni
    La colère / la douleur
    Le chagrin / la tristesse
    La réflexion / Marchandage – l’étape du si : « ah !!!!!!!!! Si…, j'avais fait ça, cela ne serait pas arrivé ! »
    La solution / Résignation : « et si je faisais ça, cela changerait peut-être la donne... »
    L'acceptation, le pardon, le fait de se dire que c'est comme ça... Et que l'on ne peut plus rien faire à part être bien avec ce qui est.



Il peut souvent y avoir des blocages à chaque étape, c'est dans ce cas que l'on dit que le deuil n'est pas fait.

EXEMPLES DE BLOCAGES : 
  •  Dans la colère : être en colère par rapport aux autres mais aussi par rapport à soi, le deuil ne peut se faire.
  •  Dans le chagrin : je ne suis plus en colère, mais toujours dans la tristesse, je ressasse sans cesse le passé comme s'il était toujours existant (exemple : la mère qui va au cimetière tous les jours).
  •  Dans la réflexion : la colère, le chagrin se sont estompés mais reste la question : pourquoi moi ? ou pourquoi ce n'est pas à moi que c'est arrivé... 
  •  Dans la solution : on trouve des excuses et des justifications à la situation telle qu'elle est, on essaye de s'en convaincre mais en fait on ne l'accepte pas réellement ! QUAND ON DIT « OUI MAIS... » ÇA VEUT DIRE : « NON ! » au niveau de l'inconscient !!! Ce n'est pas vrai OUI et le MAIS veut dire que l'on n'a pas encore accepté.
  •  Dans l'acceptation : il n'y a pas de blocage, c'est juste que quel que soit le deuil, c'est à ce niveau-là qu'il faut accepter pour guérir.

Le Deuil : aller au-delà…

Selon le décodage Biologique, le principe du deuil est celui de la solution par dépassement complet du conflit (conflit = ce qui nous fait souffrir). Pour faire le deuil, il faut réussir à changer son regard par rapport à la chose qui s'est passée.
C'est justement une histoire "D'OEIL" ! Nous avons deux yeux, donc ce peut être aussi une histoire "DIEU" : "Ainsi soit-il !", c'est-à-dire que c'est l'acceptation totale de ce qui est, pour que l'on puisse dire que le deuil est fait. Il n'y a plus aucune phrase derrière. Ce qui est, est.

Tout n'est que symbolique pour le cerveau, qui ne fait pas la différence entre le virtuel, le réel et l'imaginaire.

Plus généralement, toute maladie est liée à un conflit, c'est-à-dire un « ressenti émotionnel négatif ». Elle ne survient que si nous n'arrivons pas à faire les deuils de nos faits de vie. La guérison est liée à notre capacité de faire nos deuils quels qu'ils soient.

Laure Fontaine
Un retour à soi…


La mort n’est rien

L’amour ne disparaît jamais
La mort n’est rien
Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté.
Je suis moi et vous êtes vous
Ce que nous étions les uns pour les autres
Nous le sommes toujours.
Donnez- moi le nom que vous m’avez toujours donné
Parlez- moi comme vous l’avez toujours fait
Ne changez rien
Ne prenez pas un air triste ou solennel
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire
Souriez, pensez à moi, priez pour moi
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il a toujours été.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié
Elle est ce qu’elle a toujours été
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends
Je ne suis pas loin
Juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez, tout est bien. 
Saint Augustin

2 commentaires:

Du fond des ténèbres... jaillit la lumière !

Photo de  Joshua Sortino  sur  Unsplash On pourrait croire que j'ai le temps d'écrire, puisqu'en arrêt total d'activité...