mercredi 29 janvier 2014

Faire son deuil pour guérir et avancer...

LES DEUILS


Dans la vie, nous devons toujours faire le deuil de quelque chose, c'est à dire le deuil de quelque chose qui s'est passé ou que l'on a vécu. Nous ne pouvons pas faire le deuil de "rien". Pour toute chose qui nous arrive, bonne ou mauvaise, il faut accepter qu'elle soit terminée.
Le deuil est un mécanisme de survie. Nous devons faire des milliers de deuils successifs.

Voici LES 5 ÉTAPES DU DEUIL, par lesquelles nous devons passer pour enfin nous libérer :
1 – la Colère
2 – le Chagrin / la Tristesse
3 – la Réflexion – l’Étape du SI : "ah !!!!!!!!! si....., j'avais fait ça, cela ne serait pas arrivé !"
4 – la Solution : "et si je faisais ça, cela changerait peut être la donne..."
5 – l'Acceptation, le Pardon, le fait de se dire que c'est comme ça... et que l'on ne peut plus rien faire à part être bien avec ce qui est.

Mais il peut y avoir des blocages à chaque étape (c'est l'échec du deuil, cela veut dire qu'il n'est pas fait et que l'on reste  bloqué à cette étape) :

BLOCAGES :
  • Dans la colère : être en colère par rapport aux autres mais aussi par rapport à soi, le deuil ne peut se faire.
  • Dans le chagrin : je ne suis plus en colère, mais toujours dans la tristesse, je ressasse sans cesse le passé comme s'il était toujours existant (exemple : la mère qui va au cimetière tous les jours).
  • Dans la réflexion : la colère, le chagrin se sont estompés mais reste la question : pourquoi moi ? ou pourquoi ce n'est pas à moi que c'est arrivé...
  • Dans la solution : on trouve des excuses et des justifications à la situation telle qu'elle est, on essaye de s'en convaincre mais en fait on ne l'accepte pas réellement ! QUAND ON DIT  "OUI MAIS..." CA VEUT DIRE : "NON !" au niveau de l'inconscient !!! Ce n'est pas oui et le MAIS veut dire que l'on n'a pas encore accepté.
  • Dans l'acceptation : il n'y a pas de blocage, c'est juste que quelque soit le deuil, c'est à ce niveau-là qu'il faut accepter pour guérir.

Le principe du deuil est celui de la solution par dépassement complet du conflit (conflit = ce qui nous fait souffrir). Pour faire le deuil, il faut réussir à changer son regard par rapport à la chose qui s'est passée. C'est justement une histoire "D'OEIL" ! Nous avons deux yeux, donc ce peut être aussi une histoire "DIEU" : "Ainsi soit-il !" = Acceptation, le deuil est fait.

NB : Pour pouvoir passer à l'étape suivante, il faut avoir fait le deuil de l'étape précédente.

EXEMPLES :
  • Le bébé doit faire le deuil de la douceur protectrice de l'utérus de sa maman.
  • L'enfant doit faire le deuil du sevrage, le deuil de la lactation, de la séparation d'avec la mère quand il va à l'école.
  • 6 ans, il doit faire le deuil de ne plus être dans les jupes de maman, plus de jeu, fini le comportement d'enfant.
  • CP , il peut rester bloqué sur le plaisir antérieur à cause des remontrances de la maîtresse.
  • Ado, s'il a un problème avec sa première expérience de responsabilité, il gardera toujours son insouciance d'enfant et refusera de se comporter comme un adulte responsable.
  • "A DOS LAISSANT"....arriver à tourner le dos à son passé pour aller de l'avant.
  • Ménopause : beaucoup de ressentis négatifs : faire le deuil de ne plus avoir d'enfants, le deuil d'être moins belle, le deuil de ne plus être efficace dans son travail, cela représente un conflit de dévalorisation chronique, lente, globale (ostéoporose), il faut accepter la ménopause pour ne pas avoir tous les symptômes désagréables qui y sont liés. Il faut donc faire le deuil de sa jeunesse. L'homme, lui, doit faire le deuil de sa performance physique.


TOUTE MALADIE EST LIEE A UN CONFLIT , C'EST A DIRE UN « RESSENTI EMOTIONNEL NÉGATIF ». ELLE NE  SURVIENT QUE SI NOUS N'ARRIVONS PAS A FAIRE LES DEUILS DE NOS FAITS DE VIE . LA GUERISON EST LIEE A NOTRE CAPACITE DE FAIRE NOS DEUIL QUELS QU'ILS SOIENT.

Nous vibrons le masque… nous portons le masque…quand décidons-nous de l'enlever ?

Photo de Enzo B sur Unsplash J’ai écrit ce texte en 2013 à la suite d’un séminaire que j’avais fait avec le chaman que je suivais à l’époqu...