Le jour où ... j'ai piqué un coup de gueule !


Remettre ma valeur en cause ?! ... pas cool !


Le jour où on m’a dit qu’un  de mes massages était « trop cher » et que c’était « rédhibitoires », j’ai souri, enfin à moitié, j’ai répondu poliment, mais je commençais mon massage donc j’étais coincé pour enchaîner !!!

Intérieurement… disons que j’ai eu envie de remettre deux ou trois choses à leur place. Parce qu’à un moment donné, il faut arrêter de faire semblant de ne pas comprendre, et d’envoyer des « scuds » sans savoir l’impact que ça a, sur la personne à qui on l’envoie.


Alors oui, aujourd’hui, je vais être encore plus claire que d’habitude, car visiblement il le faut !

J’ai 55 ans. Et plus de 30 ans d’expérience. Trente ans à masser, à écouter, à observer, à me former, à me remettre en question, à affiner mon toucher, à comprendre ce qui se joue dans un corps et bien au-delà de la peau. Trente ans à construire quelque chose de solide, de cohérent, de profondément humain.

Donc non, effectivement, je n’ai plus grand-chose à prouver.


Et pourtant… me voilà encore à devoir expliquer. À devoir justifier. Parce que quelqu’un, quelque part, décide que : « c’est trop cher »… en comparant avec une prestation trouvée trois clics plus loin, sans avoir la moindre idée de ce qu’il y a derrière le prix !!!


Alors on va remettre l’église au milieu du village. En même temps, j’ai quand même l’habitude !


Oui, il y a moins cher ailleurs. Bien sûr. Et heureusement. Mais ce « ailleurs », il a un contexte. Un cadre. Une réalité. L’auto-entrepreneuriat, les charges allégées, l’absence de TVA, le travail à domicile, aller à domicile… tout cela change profondément la structure des prix. On ne compare pas des carottes et des patates ! On ne parle pas de la même chose en fait. C’est un autre modèle et ce n’est pas comparable.


Ce que je propose à la maison du soin, ce n’est pas juste un massage. C’est un lieu. Une qualité de présence. Une expérience construite sur des années. C’est une capacité à accueillir ce que les gens déposent, parfois bien au-delà du corps. Et ça, ça ne s’improvise pas. Un lieu entièrement approprié à ce type de prestation, entièrement rénové et adéquat. Alors oui, ça a un prix. Qui plus est, je n’ai pas un statut d’auto entrepreneur car je me suis donné les moyens depuis toutes ces années, d’évoluer tant techniquement qu’économiquement. Les charges pour une entreprise de ce type, toutes confondues, sont pratiquement de 70% en France.


Ce qui m’agace, disons-le franchement, c’est cette facilité à juger sans savoir. Cette manière de lancer un « c’est trop cher » comme une vérité universelle, alors que c’est, au mieux, un ressenti personnel.

Parce qu’à un moment donné, ça suffit. Il y a une différence entre dire « ce n’est pas dans mon budget » et dire « c’est trop cher ». L’un parle de soi. L’autre parle de l’autre. Et souvent, sans vraiment le connaître.


Et c’est là que ça touche quelque chose de plus profond. Parce que derrière cette histoire de prix… il y a une histoire de valeur. Pas seulement la valeur d’une prestation. La valeur de la personne qui la propose. Et là, on change de niveau. Parce que quand quelqu’un me dit que c’est « trop cher », sans nuance, sans curiosité, sans regard sur le travail, l’expérience, l’engagement… ce n’est pas juste mon tarif qu’on remet en question. C’est, quelque part, la valeur que je m’accorde.


Pour moi, c’est comme si on disait : « ce que tu es, ce que tu proposes, ce que tu as construit… ça ne vaut pas ça ».

Et je vais être honnête : il fut un temps où ça m’aurait fait vaciller. Où j’aurais douté. Où j’aurais peut-être arrondi les angles pour plaire, pour continuer à être aimée.


Mais aujourd’hui, ce temps est passé.

Parce qu’à force d’expérience, et aussi d’épreuves, j’ai compris quelque chose de très simple : si moi, je ne reconnais pas ma valeur, personne ne le fera à ma place.


Fixer un prix, ce n’est pas seulement faire un calcul, même si cela est très important, mais c’est aussi un positionnement. C’est dire : « voilà ce que ça vaut, pour moi », et surtout,  rester à cet endroit-là, même quand ça dérange, même quand ça ne plaît pas à tout le monde. Surtout quand ça ne plaît pas à tout le monde, d’ailleurs.


Parce que chercher à être accessible à tous les prix, c’est souvent finir par se trahir un peu soi-même. Et ça, je ne le veux plus. Alors oui, cette histoire parle d’argent. Mais elle parle surtout de reconnaissance. De respect. De la manière dont on regarde le travail de quelqu’un… et la personne derrière ce travail. Et peut-être aussi, en miroir, de la manière dont chacun se regarde lui-même. Qu’est ce que je vaux en venant me faire faire un massage à la maison du soin ?

Parce qu’au fond, quand vous choisissez un soin, vous ne choisissez pas seulement un tarif. Vous choisissez une approche, une présence, une histoire, une énergie, une personne chez qui vous voyez une part de vous-même en fait, même si vous n’en avez pas vraiment conscience finalement …

Et peut-être que la vraie question, la seule qui compte vraiment, c’est celle-ci : qu’est-ce que vous êtes prêt à reconnaître comme valeur… chez l’autre, et chez vous-même ?


Laure Fontaine
www.maison-du-soin.com
Un Retour à Soi...

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