Le jour où … Y a plus le choix !!!




Le jour où … Y a plus le choix !!!


Ca y est la nouvelle année est là, elle arrive avec son petit folklore bien rodé. Les messages copiés-collés, les promesses faites entre deux coupes de champagne, les « cette fois, je change tout » prononcés avec plus d’habitude que de lucidité, que de la routine ça ! Où est le coeur ???


Et pourtant, certaines années ne se contentent pas de s’écouler : elles marquent, elles grattent là où ça fait mal, elles choquent, elles chamboulent, elles ferment des portes sans demander si c’était vraiment le bon moment. L’année qui se termine fait clairement partie de celles-là. Une année 9. Et une année 9, ce n’est pas une année comme les autres ! J’en ai parlé tout au long de l’année dernière, vous vous souvenez ?


C’est une année de fin de cycle, de bilan, de contrats résiliés parfois sans préavis. Elle agit comme un grand ménage de printemps… mais en plein hiver. On n’a pas demandé, on n’était pas prêt, mais tout ce qui devait tomber est tombé, et c’est le cas de le dire !


Je l’ai vu partout autour de moi : ruptures, séparations, burn-out, fins de contrat, remises à zéro brutales, décès, maladies, os cassés, chutes… au propre comme au figuré. Beaucoup ont eu l’impression que tout se cassait la gueule mais en réalité, beaucoup arrivaient juste au bout de quelque chose.


L’année 9 n’est pas ignoble, elle est honnête et authentique. Elle enlève ce qui ne tient plus, même si on y tient encore, ou plutôt, on croit qu’on y tient encore ! Elle nous confronte à ces engagements invisibles que l’on n’osait pas rompre : rester par habitude, continuer par peur, faire bonne figure par loyauté. Elle fait tomber les béquilles et on reste là à observer ce qu’il reste… on ne peut plus tricher et être faux-cul !


Forcément, après ça, il y a un moment de flottement. Un moment où l’on est abasourdi, ce vide très dérangeant que le mental déteste, où l’on ne sait plus très bien qui l’on est sans ce « boulot », sans ce « mec » ou cette « nana », sans ces P… d’habitudes ! On aimerait remplir rapidement ce silence, remettre quelque chose par-dessus pour se rassurer. Mais ce vide est là et il faudrait pouvoir le laisser là pour faire émerger le 1. Ce vide est un moment de prise de conscience si on laisse faire. Une pause nécessaire entre ce qui s’est terminé et ce qui n’a pas encore pris forme.


Puis arrive l’année 1. Et non, elle n’arrive pas avec une baguette magique, oh que non !! Elle ne recolle pas les morceaux de l’ancien, surtout pas ! Elle ne promet pas que tout sera plus simple, grand Dieu non ! Elle propose juste une chose essentielle : recommencer, autrement. Avec moins d’illusions. Plus de vérité. Et souvent un peu plus d’humilité et d’authenticité, en accord avec ses valeurs.


L’année 1, c’est le premier pas après la chute. Pas le sprint. Pas la revanche. Juste le mouvement. Le premier petit pas, comme on dit en CNV. Ce qui démarre là ne peut pas être une pâle copie de ce qui existait avant, sinon l’histoire se répète, avec les mêmes décors et les mêmes merdasses ! Et ce n’est pas le but, loin s’en faut… Elle invite à créer à partir de ce que l’on est devenu, pas de ce que l’on croyait devoir être.


Je sens très clairement cette énergie à l’œuvre à La Maison du Soin. Plein de choses changent. De nouveaux projets vont naître. Pas pour faire plus, ni pour faire mieux selon des critères extérieurs, mais pour faire plus juste. Parce que certaines choses se sont terminées naturellement. Parce que l’espace est là pour ça.


Avec le temps, j’ai compris qu’une fin n’est jamais une punition ou une séparation mais c’est un reset, une remise à zéro. Parfois rude ou raide ! souvent inconfortable, mais toujours nécessaire. Quand quelque chose s’arrête, la vraie question n’est pas ce que l’on perd, mais ce que l’on n’a plus besoin de porter ou de supporter ! Et honnêtement, on se charge parfois comme des vraies mules, mais nous n’en sommes pas en réalité, of course !


L’année 9 enlève. L’année 1 propose. Entre les deux, il y a ce passage fragile où l’on apprend à avancer sans certitudes, mais avec plus de cohérence. C’est souvent là que naissent les projets les plus sincères, ceux qui n’auraient jamais vu le jour si tout était resté confortable, dans notre zone de confort.


Je ne crois pas aux « bonne année », et aux « bonnes résolutions » balancées trop fort le 1er janvier. Je crois aux décisions vraies, engagées et fermes, prises avec détermination et volonté d’agir, celle où l’on sort de sa zone de confort justement,  celles que l’on prend quand on a « enfin » compris que continuer comme avant n’est plus une option. 


La nouvelle année n’est pas là pour exiger que tout aille mieux. Elle est là pour inviter à avancer plus vrai, même lentement, même imparfaitement.


Alors je vous laisse avec cette simple question :
Qu’est-ce qui, dans votre vie, est prêt à commencer maintenant  ?


Bien chaleureusement et bonne année 2026 malgré tout !!!


Laure Fontaine

http://www.maison-du-soin.com/

Un Retour à Soi...

Commentaires

  1. ❤️ une place à soi , un ancrage et la joie de cette année 1 . Merci Laure .

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